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Visite de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, à La Réunion

| Publié le 15 janvier 2020
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Madame SCHIAPPA a consacré la journée du 6 novembre 2019 à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, notamment en se rendant à la DIECCTE de La Réunion pour une séquence dédiée au sujet.

Au cours de cette visite, les services de la DIECCTE ont rappelé l’enjeu du dispositif de l’index et ont exposé la situation locale.
Ainsi, l’obligation pour les entreprises de calculer et publier un index de l’égalité a relancé la dynamique de l’égalité professionnelle à La Réunion.
Au 6 novembre 2019, la quasi-totalité des entreprises assujetties sur le territoire ont publié leur index (30 publications sur 31 entreprises concernées). L’entreprise défaillante fait l’objet d’une mise en demeure.
Sept entreprises ont obtenu une note inférieure à 75, ce qui leur impose de mettre en œuvre des mesures correctives. Leur situation est suivie par les inspecteurs du travail.
En parallèle, les entreprises qui ne remplissent pas leurs obligations en matière de plan d’action font l’objet d’une mise en demeure, quelle que soit la note de leur index.
Pour entrer dans les détails, indicateur par indicateur, quelques points résultant de l’analyse des déclarations doivent être soulignés.
• Les écarts de salaires sont favorables aux hommes dans les deux tiers des cas.
• Dans plus de la moitié des entreprises où les écarts de salaires sont favorables aux hommes, les taux de promotion leur sont également favorables. Les entreprises concernées s’interrogent sur les mesures de rééquilibrage à engager.
• Les écarts sont considérables lorsqu’on s’intéresse aux dix plus hautes rémunérations : plus des trois quarts des entreprises en faveur des hommes et un quart des entreprises obtient la note de zéro. Sur le plafond de verre, la marge de progrès reste importante.
• Enfin une part non négligeable des entreprises (environ un quart) n’est pas en conformité avec les textes sur le bénéfice des augmentations de salaires au retour de congé de maternité. Une action ciblée de l’inspection du travail sera programmée sur ce sujet.

La mise en œuvre de l’index pour les entreprises a fait l’objet de nombreux contacts et sollicitations de la part des entreprises, révélant un besoin d’accompagnement.
Ce sera également le cas pour les entreprises de plus de 50 salariés qui devront pour la première fois publier leur index au plus tard le 1er mars 2020.
Les services de la DIECCTE sont mobilisés pour les opérations de contrôle mais aussi pour conseiller et accompagner les entreprises dans leur démarche.
En complément de l’action de la DIECCTE, des sessions d’information et d’échanges sont organisées tout au long du mois de novembre dans les quatre arrondissements de l’ile. 450 entreprises ont été invitées. La première session s’est déroulée le 6 novembre 2019 en présence de responsables de sept entreprises.
Un chargé de mission a été recruté par la DIECCTE pour assurer l’animation de ces sessions. La DIECCTE espère toucher au moins la moitié des entreprises concernées.
Une ambassadrice, Nathalie MAREUX, DRH du groupe CAILLE, a été désignée par la ministre du travail pour répondre aux sollicitations des entreprises. L’idée est de permettre aux chefs d’entreprises de s’adresser à leurs pairs, pas uniquement à l’administration.
Des ateliers seront proposés aux entreprises soit sur le calcul de l’index, soit sur les mesures pertinentes à mettre en œuvre dans le cadre des accords et plans d’action. Des dispositifs d’e- learning seront également proposés pour compléter ces séances.
Enfin une hotline nationale doit être mise en service début 2020 pour répondre notamment aux questions techniques sur le calcul et la déclaration de l’index.

Suite à ces constats, devant les élus et les représentants des entreprises investies en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la secrétaire d’Etat a officiellement mis en ligne la plateforme numérique innovante et participative « Chancegal », qui vise à mobiliser et sensibiliser les chefs d’entreprise à cette grande cause du quinquennat. (http://plateforme.chancegal.com)

Sur cette plateforme, un onglet prévoit les bonnes pratiques, avec les éléments réglementaires du travail, mais aussi des vidéos qui reprennent les réunions de travail réunissant les nombreux directeurs et responsables des ressources humaines dans les entreprises.

Ainsi, la société Vindémia (grande distribution) a choisi de réaliser un diagnostic qualitatif de la perception des inégalités par les salariés en diffusant des résultats afin d’encourager les débats. A la Sodiparc (mobilités urbaines), le projet a été d’impliquer davantage les hommes dans la sphère familiale en promouvant la parentalité, et en favorisant les congés pour enfant malade au-delà des obligations légales.

Chacune de ces démarches a été félicitée par la secrétaire d’Etat, tout comme la mise en œuvre du dispositif de promotion de l’index égalité professionnelle dans les entreprises de La Réunion.

L’occasion également pour Marlène SCHIAPPA de rappeler la nécessité des contrôles pour que les obligations en matière d’égalité professionnelle, notamment l’obligation de résultat, soient respectées, et le rôle majeur de l’inspection du travail dans le dispositif, dont les contrôles ont été multipliés par 10 en un an.

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